la bibliographie de Juliette Benzoni

Critique « Dans le Lit des Reines »

Classé dans : 01. Recueils de Nouvelles,23. Critiques — 20 novembre, 2008 @ 18:35

Dans le Figaro Littéraire pour l’intégrale chez Pocket « Dans le lit des rois et des reines » : 

Dans le secret des alcôves royales…
Narre par le menu les nuits de noces des grands personnages historiques, et, en premier lieu, des rois et des reines. Résultat ? Des merveilles de petites histoires, avec en filigrane, la grande Histoire qui se déroule.

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Critique sur L’Alsace.fr  (2011) :

De sacrées gaillardes ! L’histoire s’est, beaucoup, faite au lit ! Et Juliette Benzoni en dit long sous sa couverture.

À toute impératrice tout dés-honneur ! Ce livre qui se passe, comme son titre l’indique, Dans le lit des reines, débute avec Messaline. L’impératrice romaine a même donné son prénom aux femmes au tempérament volcanique. Mariée au pauvre Claude que la nature n’avait pas gâté, elle avait un tempérament digne de mettre le feu à la Rome amoureuse.

Dans ce livre, entièrement consacré aux amants des reines, on verra que la couronne a souvent été ornée d’une magnifique paire de cornes. Tant pis pour la grande histoire, mais ces dames savaient y faire. Pour leur défense, Juliette Benzoni avance une implacable explication : « Ce sont les rois qui ont inventé le devoir conjugal dans ce qu’il pouvait avoir de plus déplaisant ». Et, comme le précise l’historienne, les rois étaient des hommes comme les autres, naturellement polygames. Alors que leurs malheureuses épouses…

Isabelle d’Angleterre, Marguerite de Navarre, Marie-Antoinette ou Joséphine de Beauharnais ont donné de coups de canif dans le contrat, voire des coups de hache. Quelques siècles plus tard, cela nous donne l’occasion de découvrir des histoires d’amour. Dire que Bonaparte fut cocufié par un hussard ou qu’une reine de Danemark, pas vraiment bien mariée, eut une histoire digne de Shakespeare !

À l’heure des romans insipides et nombrilistes, ces reines sont royales jusque dans leurs amours !

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Petit article dans Voici (2011)

Critique

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Un article archive du journal « Le Monde »

Le monde_Reines2

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Après Dans le lit des rois, les nuits de noces, c’est autour de leurs femmes que se porte l’attention d’une romancière que l’on ne présente plus, Juliette Benzoni. Dans cette réédition de 1984 (chez Plon), l’auteur se penche sur ces reines et ces impératrices qui, souvent mal mariées, ont néanmoins réussi à vivre une histoire d’amour, à leur risque et péril bien souvent. Partant de l’antiquité jusqu’au XIXe siècle, ces seize « historiettes » nous plongent donc dans les affres amoureuses de celles qui nous ont bien souvent fait rêver lorsque nous étions petites filles.
Messaline, Isabeau, Marguerite et les autres
Du romanesque ! De la passion ! Et des larmes aussi. Juliette Benzoni se glisse dans le lit des reines où l’on retrouve plus souvent l’amant que le royal mari. Plusieurs destins de reines qui se sont souvent retrouvées mariées par devoir à de vieux barbons ou à des fous. Pour échapper à cette vie morne, certaines comme les belles-filles de Philippe le bel, Isabeau de Bavière ou encore Catherine Howard ont pris tous les risques pour vivre une vrai histoire d’amour quitte à en mourir ou à mettre en péril la royauté. Ainsi on redécouvre le destin tragique de la quatrième épouse d’Henri VIII ou les remous causés par les amours d’Isabeau de Bavière en pleine guerre de Cent ans. Racontées avec malice, ces histoires nous touchent, nous émeuvent et parfois nous choquent. Messaline, la jeune épouse de l’empereur Claude, collectionne les amants qui sont envoyés ad patres aussitôt après et quand cela ne la satisfait plus, elle décide de fréquenter les lupanars.
Si Juliette Benzoni utilise un style piquant et plein de saveurs pour retracer le destin de ces femmes, il est cependant à regretter que l’historiographie n’ait pas été complétée et le récit remis en perspective des dernières recherches. Ceci est d’autant plus regrettable que les courts récits ne permettent pas d’exploiter les recherches effectuées. Aussi les portraits dressés de certaines reines sont trop tranchés par rapport à la réalité historique, souvent plus nuancée que ne le laissent penser certains passages. Isabeau est ainsi décrite comme « la ruse incarnée » et « dispute à Messaline la palme de la souveraine la plus dévergondée ». Elle ne fut rachetée selon elle par aucun grand amour. Un jugement bien dur. Par ailleurs, on notera une erreur chronologique de taille : page 219, nous apprenons que Marie-Antoinette a été exécuté le 16 octobre… 1795 et non 1793.
Tout en étant distrayant, Dans le lit des reines nous laisse sur notre faim et nous donne l’impression d’avoir survolé quelques pans d’Histoire sans pour autant en avoir compris tous les tenants et les aboutissants.

Julie Lecanu
www.salon-litteraire.com

 

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